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Les sacrements au Centre Saint-Paul : l’itinéraire de la vie

« Le Christ vient à nous par les sacrements » disait avec profondeur le cardinal de Bérulle. Les sacrements sont les signes institués par le Christ lui-même pour baliser notre existence, nous permettre de nous retrouver sur la mer déchaînée (ou sur la mer d’huile) de nos vies. Saint Augustin, parlant des hérétiques manichéens n’hésitait pas à dire : « Ils courent bien, mais ils courent en dehors du chemin ». Eh bien ! Les sacrements de la sainte Eglise catholique nous offrent d’avancer avec certitude, sans nous tromper sur le chemin du salut. Ils désignent avec clarté le présent du Christ dans notre propre temporalité.

Nous sommes perdus ? Nous ne savons pas quoi faire ? Comment avancer ? Utilisons les sacrements.

Souvenons-nous de notre baptême si nous avons été baptisés. Si ce n’est pas le cas, sachons que nous pouvons être baptisés à tout âge, que le baptême est la jeunesse de Dieu, qui se donne à celle de nos artères. Nous assurons une préparation personnalisée des adultes à ce sacrement, avec cours particuliers ou collectifs. « Nul, s’il ne naît de nouveau, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » dit Jésus à Nicodème. Celui-ci demande goguenard si naître de nouveau signifie « rentrer dans le sein de sa mère et en ressortir ». Et le Christ précise, de manière énigmatique : naître de nouveau, c’est « naître de l’eau et de l’esprit » (Jean 3).

Quant aux enfants, disons qu’il n’y a pas d’âge pour recevoir en cadeau la vie éternelle – pour naître de nouveau, pour devenir citoyens du Royaume de Dieu. Il est important de leur donner la chance du baptême dès leur naissance. Ensuite, leur liberté s’affermissant, ils accepteront cette chance et la feront grandir en eux ou bien ils la refuseront. Nous sommes tous des parieurs ! Toute vie tient entièrement à ce choix fondamental, à ce pari, acceptation de la grâce qui nous est donnée ou, pari contraire, un refus de cette grâce. Il est impossible de ne pas parier, car ne pas parier c’est encore parier.

Après le baptême vient la confirmation. Pourquoi la confirmation ? La plénitude du Saint Esprit est donnée au baptême. On ne peut pas dire que la confirmation nous ferait découvrir un autre Esprit. Il n’y a qu’un Esprit saint qui est donné dans tous les sacrements, l’Esprit de Dieu. Et comme dit saint Paul aux Romains : « Là où est l’Esprit de Dieu, là est la liberté ». le problème, c’est qu’avec le temps notre liberté grandit, elle s’affirme, elle évolue, elle se trouve ses points fixes. Le sacrement de confirmation (donné à la paroisse Saint-Eugène une fois tous les deux ans dans la forme extraordinaire par un évêque auxiliaire de Paris) donne aux récipiendaires la grâce de s’ancrer dans la vie nouvelle qui est celle du chrétien, non dans la fougue de leur baptême mais dans l’assurance qu’une première expérience chrétienne leur a donnée.

L’expérience de cette vie chrétienne, c’est évidemment un certain nombre de décisions, de choix : il faut aimer nos choix ! Mais c’est aussi la pratique de deux sacrements essentiels : l’eucharistie d’abord, qui est le sacrement de la rencontre avec le Christ, sur notre chemin de vie. Chaque semaine, la pratique religieuse nous permet de revenir à la source, de retrouver un nouvel élan, de renouveler notre cœur par l’adoration du Christ vraiment présent dans l’hostie, que nous recevons si nous y sommes prêts. Adoration ? Ce moment où nous éprouvons que Dieu est tout et que nous ne sommes rien. C’est dans l’adoration que nous trouvons la force de Dieu pour accomplir nos devoirs.

Un autre sacrement est fondamental, le sacrement de Pénitence, celui à travers lequel nous recevons le pardon des péchés commis après notre baptême. Les prêtres o nt reçu ce terrible pouvoir du pardon des péchés : le soir de sa Résurrection Jésus apparaît à ses apôtresw, les portes étant fermées. Il souffle sur eux et il leur dit : « Recevez le Saint Esprit » (le saint Souffle). « Les péchés seront pardonnés à ceux à qui vous les pardonnerez, ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez » (Jean 20). Il n’y a pas possibilité pour nous de connaître vraiment de nouveaux départs, si nous ne recevons pas ce pardon dans le sacrement institué sur la Parole du Christ. Les prêtres du Centre Saint Paul assurent des permanences tous les jours de la semaine. Ils sont sans cesse à la disposition des fidèles qui souhaitent recevoir ce sacrement.

Ils peuvent aussi porter à domicile ou à l’hôpital le sacrement des malades, sur un simple coup de téléphone.

Ils préparent les jeunes couples au mariage selon une préparation personnalisée.

Enfin, ils conseillent les personnes qui se posent la question d’une vocation toute donnée à Dieu et à leurs frères, que ce soit dans la vie religieuse ou dans le sacerdoce.

Les sacrements constituent ainsi notre chemin de vie. C’est Jésus lui-même qui vient vers chacun à travers ces signes, le même hier aujourd’hui et pour les siècles, qui se donne à chacun d’une manière singulière. Comment le recevoir ? Il n’y a pas de mode d’emploi. Il suffit de le vouloir.

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