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Le temps de la Passion : le désir de Dieu

Le temps de la passion a commencé ce dimanche. Les statues sont recouvertes du voile violet. Il semble qu’en En France jusqu’au milieu du 19ème siècle on ait gardé au moins en cetains lieux la coutume durant le temps du Carême de cacher aux yeux du publique l’autel par un voile violet que l’on faisait tomber le mercredi Saint au moment où le récit de la passion disait que le rideau du temple était déchiré. Au centre Saint Paul, depuis le confinement la messe est dite derrière un rideau.

Ce temps est le temps où Dieu se cache. Peut-être pour mieux le chercher. Faisons comme la fiancée du cantique des cantiques " Je cherche celui que mon coeur aime. "

Ce temps où les gens sont privés de l’Eucharistie. C’est le temps du désir. Dieu s’éloigne pour qu’on le désire plus.

Pour qui communie-t-on ? Pour soi ou pour Lui ?

Quand on entend les gens parler de la communion on a l’impression que cette communion est quelque fois centrée sur soi « J’en ai besoin. Cela me fait du bien de communier... » Tout cela est vrai, on reçoit beaucoup de grâces dans la communion. Mais ces paroles ne parlent pas de l’essentiel. Dans la communion on accueille une personne, une personne royale et divine : Le Christ qui vient visiter son temple que nous sommes. Il est d’abord une personne et pas d’abord un donateur de grâce.

Et nous pouvons nous interroger : comment le Christ, lui vit-il cette communion que nous faisons ?

Une partie de la réponse semble avoir été donné sous Louis XIV, à Paray le Monial, le Christ s’est plaint à Sainte Marguerite Marie : « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance je ne reçois que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges et par les froideurs et mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. »

Christ se plaint notamment des froideurs : dans ces froideurs, il y a le manque de désir.

Une personne qui allait communier sans s’y être préparé a entendu le Christ lui dire de ne pas communier car elle ne l’avait pas assez désiré

Je ne me prononcerais pas sur la valeur de cette révélation privée mais le message de Sainte Marguerite Marie me semble aller dans le même sens : communier avec froideur blesse le Chist.

On avait posé au Padre Pio la question : "Que fait Jésus dans la communion ?

- Il prend ses délices dans sa créature La communion est une incorporation ? C'est une fusion. Comme deux cierges se fondent ensemble et ne se distinguent plus."

Mais ? le Christ prend-il ses délices dans sa créature quand il est seul

Dans cette période où les gens sont privés de la communion, ils développent un grand désir de la communion.

Faisons notre ce que le Christ a dit à Sainte Marguerite-Marie : « Donne-moi ce plaisir de suppléer à l’ingratitude autant que tu en pourras être capable. »

Abbé Billot

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